La ménopause à cœur ouvert

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Entretien avec…

Abattre les tabous chez les médecins lors de la ménopause, tel est la volonté de Françoise NICOLE-KREMER, Présidente fondatrice de l’Association Femmes Pour Toujours, auteur du livre Femmes pour toujours, la ménopause à coeur ouvert.

 

Femmes Pour Toujours : Par manque d’information ou par pudeur, les femmes n’osent pas tout dire à leur médecin lorsqu’elles les consultent pour la ménopause, quels conseils pourriez-vous leur donner ?

Françoise NICOLE-KREMER : Un sondage publié par l’association répond relativement bien à cette question.

• Pour 72% des femmes, la ménopause est un cap difficile à franchir,

• 96% considèrent que c’est l’affaire « d’un spécialiste » et 53% préfèrent s’adresser à une femme de préférence, 50% n’osent pas poser de questions et se contentent des explications du médecin qui pour 25% de femmes considèrent que ces informations sont incompréhensibles.

• Une femme sur deux n’a pas bien compris le principe du traitement hormonal de la ménopause et beaucoup l’arrêteront au moindre effet secondaire sans oser appeler le médecin.

• 73% souhaiteraient de ce fait une documentation complète accompagnée d’explications simples.

Il est vrai que pour beaucoup de femmes, le Corps médical apparaisse encore comme inabordable ou inaccessible à des questions mineures ou intimes. Les troubles urinaires, la sécheresse vaginale et les problèmes de libido font encore l’objet de nombreux tabous. C’est le médecin qui doit intervenir « en amont » afin de ménager la pudeur de sa patiente.

Ces questions intimes passent souvent inaperçues et génèrent des troubles et des frustrations dans la vie du couple. Elles perdent alors confiance en elles et confondent l’arrêt des règles avec la perte de leur féminité. Beaucoup avouent à ce propos renoncer à toute vie sexuelle. Pratiquement toutes enfin pensent que leur médecin devrait leur accorder plus d’écoute, de patience, de disponibilité et de considération pour la ménopause et les modifications physiques dont elles souffrent (poids, questions intimes, troubles de la libido etc.) Une assistance psychologique et un meilleur suivi quant à l’adaptation de leur traitement, lorsqu’elles en ont un. Celles qui n’ont pas de traitement se sentent parfois « laissées pour compte » et acceptent la ménopause comme une fatalité.

 

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