Les femmes peuvent-elles renoncer à leur carrière par amour ?

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En 1956, à 27 ans, Grace Kelly met fin à sa carrière d’actrice pour épouser le Prince Rainier III de Monaco avec lequel elle a trois enfants : Caroline, Albert et Stéphanie.

Une belle histoire de cœur, qui montre à quel point une femme est capable de renoncer à sa carrière par amour.

mylene Témoignage de Mylène Demongeot, comédienne et auteur.

Pour lire la suite de l’article, rendez-vous aux pages 50 et 51 de notre magazine en ligne http://www.wobook.com/WBG06Zh15O5O-fullscreen

Toujours présente plus que jamais, elle continue le combat

La comédienne parrainait encore très récemment le 5ème salon des animaux de compagnie à Séreilhac, en Haute-Vienne.

Mylène Demongeot parraine le salon des animaux de compagnie. © MAXPPP

© MAXPPP Mylène Demongeot parraine le salon des animaux de compagnie.

C’est tout le week-end à Séreilhac : le 5ème salon des animaux de compagnie.
L’occasion de découvrir toutes sortes de compagnons à poils, à plumes, à écailles et même à carapaces. 

Le public peut aussi rencontrer des éleveurs et des spécialistes.

Cette année, l’événement était parrainé par cette figure du cinéma français, l’actrice Mylène Demongeot.
Elle était ce samedi 23 avril à midi  invitée de France 3 Limousin, à peine perturbée par un fan aussi velu qu’entreprenant…

INTERVIEW de Jean-François Julien du Populaire

Mylène

Mylène Demongeot, son combat contre les bêtes humaines

La comédienne, ici lors d’une soirée en hommage à Pierre Richard, défend, à l’instar de Brigitte Bardot, à laquelle elle fut longtemps comparée, la cause animale. – Joey Nicles Modeste
La comédienne, ici lors d’une soirée en hommage à Pierre Richard, défend, à l’instar de Brigitte Bardot, à laquelle elle fut longtemps comparée, la cause animale. – Joey Nicles Modeste

Pour Mylène Demongeot, l’être humain est une drôle de bestiole. Investie dans de nombreuses associations, l’actrice, qui sera l’invitée d’honneur du salon des animaux de compagnie ce week-end à Séreilhac, nous parle de ses combats et de ses indignations.
D’où vous vient cette passion pour les animaux ? Je ne sais pas. Vous vous levez un beau matin et vous vous rendez compte que votre planète est peuplée d’hommes et d’animaux. Vous vous mettez à réfléchir sur la place que chacun occupe. Vous vous posez des questions, vous vous engagez. Aujourd’hui, je suis indigné. Je viens d’apprendre qu’on autorise à nouveau dans les écoles la dissection des animaux vivants. Vous vous rendez compte du message qui est adressé aux enfants ?

Aviez-vous, lorsque vous étiez enfant, des animaux de compagnie ? Non, ma mère n’en voulait pas. Je voulais un chat et elle a toujours refusé. En revanche, chez ma grand-mère, à Nice, il y avait cinq chats. C’est peut-être là que j’ai appris à les aimer.

Quels sont les animaux qui vous tiennent compagnie aujourd’hui ? Je possède dix chats, six poules, deux oies, deux dindons, huit lapins, douze canards, qui, eux, évoluent autour de mon étang.

Et pas de chien ? Si ! Hier, on m’a apporté un chien. Les gens n’en voulaient plus alors on m’a supplié de l’accueillir. Comme je ne sais pas quoi en faire, je l’emmènerai avec moi ce week-end à Séreilhac.

Vous êtes la fondatrice du « Refuge de l’arche ». Quelle est la mission de cette structure ? Nous nous battons avec Jacques Perrin, Michel Drucker et Dany Saval pour la protection des animaux sauvages comme les ours, les lions, les panthères… Il y a toutes sortes d’espèces. Prochainement, nous allons créer une salle pour recevoir les animaux saisis dans les aéroports. Nous sommes en négociation avec les services des douanes. Le refuge propose aussi un espace éducatif destiné aux enfants. Car la défense et la protection des animaux passent aussi par l’éducation.

Dans votre livre dédié aux « Monstres sacrés », on découvre que le cinéma est un drôle de zoo… Ce livre est dédié aux gens que j’ai rencontrés. Certains étaient intéressants, d’autres vraiment particuliers…

Est-il vrai que Michel Serrault a mis le feu à votre loge ? Non, il a failli m’étrangler parce que je lui avais volé un effet comique. Et en plus il n’était pas content parce que dans ce théâtre où nous nous produisions, ma loge, qui était celle d’Yvonne Printemps, était plus belle que la sienne.

Quels sont les gens qui vous ont marqué ? Mon livre raconte mon parcours de femme. Il part de Pierre Lazareff, patron de presse qui m’a aidé à mes débuts, je continue avec les acteurs et je termine par Michel Onfray qui est un peu mon maître à penser.

Ce dernier n’est pas très bien vu par les élites… Sa pensée est pourtant logique, il appelle un chat un chat, on reste donc dans les animaux… (rires). C’est très mal vu dans notre société actuelle.

Vous lisez beaucoup et regardez beaucoup de films. Même ceux où vous avez joué ? Non. Sauf ce matin, en zappant, je suis tombé sur « Les trois mousquetaires ». J’ai regardé quelques minutes car j’adore mon rôle et surtout les robes que je porte qui sont somptueuses.

Vous êtes investie dans l’association « Mourir dans la dignité ». Pensez-vous que les mentalités évoluent ? Oui, doucement. On se heurte à l’église et aux médecins.

Pourquoi ne pas accepter de délivrer ceux qui veulent partir ?

Jean-François Julien